« Amoureuse de la diversité musicale et chorégraphique, j’aime aborder dans mes cours les variations urban et street. »
Enfants, adolescents et adultes y trouvent leur place, autour d’un même travail :
Une technique progressive — échauffement, déplacements et variations.
La maîtrise du mouvement — dynamiques, coordination (association et dissociation) et travail au sol.
L’atelier chorégraphique.
L’écoute musicale, affinée sur des styles variés.
Le développement de l’expression scénique.
Le street’jazz, ou jazz américain
Comme son nom l’indique, c’est une danse urbaine : une expression libre, qui puise dans les techniques du jazz et du hip-hop et fait la part belle à l’improvisation. Née dans la rue, au fil des battles — ces joutes où s’enchaînent des figures toujours plus complexes sur un rythme soutenu — elle mêle aujourd’hui hip-hop, R&B et électro pour donner naissance à des chorégraphies « clip » et « freestyle », explosives et pleines d’énergie. Le grand public l’a notamment découverte au cinéma, avec des films comme Street Dance ou Sexy Dance.
Aux racines : la culture hip-hop
La culture hip-hop arrive en France en novembre 1982, une dizaine d’années après son apparition aux États-Unis, portée par la tournée européenne du New York City Rap. Le graffiti gagne alors les villes, les quartiers et les gares, tandis que le rap et le deejaying entament leur ascension.
Cette culture s’articule autour de plusieurs modes d’expression — le rap, le deejaying, le graffiti et la danse. Celle-ci apparaît d’abord avec le breakdance, danse au sol reconnaissable à son caractère acrobatique et à ses figures inspirées des funk styles (locking, popping, boogaloo). Le terme, popularisé par les médias, désigne en réalité le b-boying : ses danseurs sont les breakers, ou b-boys et b-girls, le « b » renvoyant au beat, le rythme. D’autres styles ont depuis vu le jour, comme la house dance, le new style ou le krump.
Au-delà de la technique, toutes ces disciplines partagent un même esprit : le dépassement de soi. Dans la danse comme dans le graffiti ou la musique, chacun est invité à progresser, à affiner son geste et à repousser sans cesse ses propres limites.