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Bien choisir ses premiers chaussons de danse
Le chausson est le premier vrai achat du danseur. Pour ne pas se tromper, ni acheter trop tôt, voici ce qu'il faut savoir, discipline par discipline.
D'abord, ne pas se précipiter
Avant tout achat, un conseil : attendez le premier cours, voire l'avis du professeur. Pour un cours d'essai, des chaussettes ou des pieds nus suffisent. Investir avant d'être sûr de la discipline, et de la pointure exacte, est le meilleur moyen de se tromper. Un chausson n'est pas un cadeau qu'on choisit à l'avance : c'est un outil de travail, qui doit correspondre à un pied précis et à une pratique précise. Mieux vaut donc commencer les mains vides et se laisser guider.
Comprendre à quoi sert un chausson
Un chausson de danse n'a rien d'une chaussure ordinaire. Il épouse le pied comme une seconde peau, laisse sentir le sol, accompagne le déroulé du pied et protège juste ce qu'il faut. C'est pourquoi l'ajustement prime sur tout le reste : un chausson trop grand flotte et gêne le placement, un chausson trop petit comprime et fait mal. Le bon chausson se fait oublier ; on ne sent alors que la danse.
Les demi-pointes, pour le classique
En danse classique, on débute en demi-pointes : des chaussons souples, en toile ou en cuir, qui épousent le pied. La toile, moins chère et respirante, convient très bien aux débutants. L'essentiel reste l'ajustement, car le chausson doit être près du pied sans comprimer les orteils. Le cuir, plus durable, se patine à l'usage ; la toile sèche vite et se lave facilement. Dans les deux cas, on cherche un maintien précis qui laisse le pied travailler sans entrave.
Les chaussons de jazz
Pour le modern jazz, on utilise souvent des chaussons de jazz, bas et souples, parfois à bout ouvert, quand on ne danse pas pieds nus selon les cours. Là encore, l'ajustement prime sur la marque. En street jazz, les habitudes varient d'un cours à l'autre : mieux vaut demander avant d'acheter. Pour le contemporain, on danse généralement pieds nus, le contact direct avec le sol faisant partie de la discipline.
Les pointes : patience
Les chaussons de pointes sont un cas à part. On ne les achète jamais de sa propre initiative : le modèle se choisit après évaluation du pied par le professeur, en général pas avant 11-12 ans, et toujours sur son accord. Acheter des pointes trop tôt, c'est risquer la blessure. La pointe est une sous-discipline du classique, qui suppose des années de technique et un pied suffisamment solide ; aucune paire, si belle soit-elle, ne remplace cette préparation.
Le bon ajustement, plus important que le prix
Un chausson mal ajusté gêne l'apprentissage et peut faire mal. Prévoyez d'essayer en fin de journée, quand le pied est un peu gonflé, et méfiez-vous des tailles « pour grandir » : en danse, le chausson doit tenir maintenant, pas dans un an. Un modèle acheté trop grand oblige l'enfant à rattraper le jeu du chausson, ce qui fausse le placement du pied. Il vaut mieux racheter une paire à la bonne taille l'an prochain que de gêner tout un cycle d'apprentissage.
Entretenir et faire durer
Un chausson bien entretenu dure plus longtemps. On l'aère après le cours plutôt que de le laisser au fond du sac, on le garde propre, on vérifie régulièrement les coutures et l'élastique. Pour les enfants qui grandissent vite, un contrôle de la taille en cours de saison évite les mauvaises surprises. Un chausson soigné, c'est aussi un pied mieux protégé.
En cas de doute, demandez
Marque, taille, matière : le professeur est le meilleur conseiller, car il connaît les cours et les pieds de ses élèves. Une question avant d'acheter ? Contactez-nous : mieux vaut un appel qu'un mauvais achat. Et pour tout ce qui concerne la tenue au-delà des chaussons, l'article « Quelle tenue pour débuter la danse » répond aux questions les plus fréquentes.